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Retraite en Espagne : S1, visa non‑lucratif et impôts à prévoir
Oui, vous pouvez « prendre votre retraite en Espagne » depuis la France : pour un ressortissant français, deux voies principales existent. La première : rester assuré par votre caisse française et venir vivre en Espagne avec le formulaire S1, qui vous donne accès aux soins espagnols. La seconde : demander un titre de séjour non-lucratif, si vous n’exercez pas d’activité professionnelle en Espagne. Ces procédures sont décrites par le Ministère espagnol de la Migration et le portail Your Europe (vérifié le 3 septembre 2026). Attention, ce guide ne vous donne pas un montant précis de ressource exigée : les consulats publient séparément les chiffres exacts. Nous vous disons où regarder et quelles étapes suivre, sans détour.
· 6 min de lecture

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Le titre de séjour non-lucratif : la porte d’entrée classique

Si vous n’avez pas d’activité professionnelle en Espagne, le visa de résidence temporaire non-lucrative est la voie la plus courante. Le Ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations le décrit : il s’agit d’une autorisation de résidence temporaire pour ceux qui disposent de ressources suffisantes, sans travailler. Concrètement, il vous faudra prouver des revenus réguliers, souscrire une assurance santé privée et fournir un casier judiciaire propre. Mais ne cherchez pas un montant unique : le ministère renvoie aux consulats, qui publient leurs propres exigences.
Oui, mais combien de temps ça prend ? Les délais ne sont pas officiellement fixés au niveau national ; l’instruction dépend du consulat français et peut varier. Prévoyez plusieurs mois de délai après le dépôt du dossier.
Rester couvert par la Sécu française avec le formulaire S1
Vous percevez une retraite française ? Vous pouvez demander le document portable S1 auprès de votre caisse de retraite (CNAV, par exemple). Le S1 facilite votre inscription au système de santé public espagnol. Vous le présentez à l’institution compétente, puis vous recevrez la Tarjeta Sanitaria. C’est le dispositif de coordination européen décrit sur le site Your Europe et celui de la Sécurité sociale espagnole.
Ce n’est pas une radiothérapie administrative, mais l’inscription se fait localement, dans votre province. Pensez à demander le S1 avant de partir : la caisse française a besoin d’un délai d’instruction. Et si vous hésitez entre S1 et assurance privée, le S1 vous donne droit aux soins publics, ce qui diffère du visa non-lucratif qui exige souvent une assurance privée en attendant l’affiliation.
Résidence fiscale : le seuil des 183 jours et ses pièges
L’Agencia Tributaria est claire : vous devenez résident fiscal en Espagne si vous y passez plus de 183 jours par an, ou si votre centre d’intérêts économiques s’y trouve. En tant que résident, vous êtes imposé sur l’ensemble de vos revenus mondiaux (IRPF). Cela paraît simple, mais le décompte des jours se fait sur une année civile. Et la France applique aussi ses propres critères : sans précaution, vous pouvez être considéré résident par les deux.
La convention fiscale France-Espagne existe pour éviter la double imposition, mais chaque type de pension (publique ou privée) fait l’objet d’articles distincts. Vous ne pouvez pas deviner qui prélève quoi : il faut examiner la convention article par article, avec l’administration ou conseiller fiscal. Et le montant d’impôt dépend de vos déductions, de la communauté autonome où vous vivez et de l’année. Ne vous fiez pas à une règle générale : votre situation est unique.
Oui, mais l’imposition est-elle plus lourde qu’en France ? Impossible de répondre en une phrase : cela dépend de la nature de votre retraite et de votre lieu de résidence en Espagne. Le calcul précis nécessite un cas concret.
Accession aux soins : trois scénarios possibles

Pour les soins, vous avez trois options, selon les publications de la Commission européenne. Premièrement, le S1 du pays payeur (la France) : vous le présentez en Espagne et vous accédez au système public. Deuxièmement, l’assurance privée : elle est exigée pour le visa non-lucratif et peut aussi servir de complément. Troisièmement, l’affiliation directe à la Sécurité sociale espagnole, si votre situation vous permet de devenir assuré local (par exemple, si vous travaillez ou cotisez).
Dans tous les cas, l’inscription physique se fait auprès du centre de santé de votre ville ou de la Sécurité sociale provinciale. Vous obtiendrez la Tarjeta Sanitaria individuelle. Et pour ceux qui restent affiliés volontairement en France : la Caisse des Français de l’Étranger est une option alternative, mais elle n’est pas obligatoire si vous utilisez le S1. [Caisse des Français de l’Étranger : que choisir quand on part vivre en Espagne ?](/fr/sante/caisse-des-francais-de-letranger-espagne) vous aide à comparer.
Budget et coûts réels : ce que les chiffres officiels ne disent pas
Il n’existe pas de chiffre officiel unique pour le coût de la vie d’un retraité en Espagne. L’INE publie des indices, mais pas un « budget type » pour un ménage venu de France. Les loyers, l’alimentation, l’assurance santé varient fortement selon les régions. Les consulats exigent une somme minimale pour le visa, mais elle est révisée chaque année et publiée par chaque poste consulaire, pas par Madrid.
Nous pouvons vous orienter : notre guide [Vivre sa retraite en Espagne : budget moyen mensuel et coûts réels](/fr/vivre-en-espagne/vivre-sa-retraite-en-espagne-budget-moyen-mensuel) compile des estimations récentes. Mais pour votre décision, ne vous fiez pas à une moyenne nationale. Projetez vos propres dépenses, notamment le logement. Vous pourrez ainsi comparer les options.
Démarches en France : radiation CPAM et versement de la retraite
Quitter la France implique des formalités : vous devez radier votre compte CPAM, mais attention, la radiation est liée à votre nouvelle couverture. Si vous partez avec un S1, la caisse française ne vous radie pas de manière abrupte ; elle transfère votre droit aux soins. Mais vous devez informer votre caisse de retraite de votre départ pour éviter une interruption de versement. Le certificat de vie, demandé certains mois, doit être envoyé à votre caisse. [Certificat de vie en Espagne : éviter la coupure de votre retraite française](/fr/finances-fiscalite/certificat-de-vie-retraite-espagne) vous explique comment le faire sans retour en France.
Le versement de votre pension sur un compte en Espagne est possible, mais demande une démarche auprès de la Carsat. [Faire verser sa retraite CARSAT sur un compte en Espagne : mode d’emploi concret](/fr/finances-fiscalite/verser-sa-retraite-carsat-a-letranger) vous dit quoi envoyer et les délais. Un mot sur la CPAM : certaines personnes pensent qu’il faut forcément garder un lien avec la CPAM. Si vous partez avec un S1, la CPAM ferme votre dossier. C’est normal.
Achat, location et succession : prévoyez avant de partir
Le logement est un poste clé. Louer d’abord un an est souvent le meilleur choix : vous découvrez la région, les quartiers et les prix avant d’acheter. Le bail espagnol a ses spécificités. [Louer en longue durée en Espagne à la retraite : bail, caution et vos droits](/fr/logement/louer-longue-duree-espagne-retraite) vous donne les règles. Si vous achetez, sachez que le droit successoral espagnol s’applique à votre patrimoine en Espagne, avec un impôt successoral qui peut être élevé, mais certaines communautés autonomes offrent des réductions. Et votre patrimoine en France reste soumis au droit français à votre décès ; la coordination entre les deux pays se fait via les règles de l’UE. Rien n’est automatique : il faut consulter un notaire.
Et si vous êtes déjà implanté, pensez à la dépendance : les coûts des maisons de retraite en Espagne sont hétérogènes. [Dépendance et maison de retraite en Espagne : coûts, prise en charge et démarches pour retraités français](/fr/sante/dependance-maison-de-retraite-espagne) vous donnera des pistes.
Questions fréquentes
Comment obtenir la résidence en Espagne pour un retraité français ?
Demandez un visa de résidence non-lucratif au consulat espagnol en France avant le départ. Vous devez prouver des ressources suffisantes, une assurance santé et un casier judiciaire vierge. Le montant exact est fixé par le consulat ; il n'est pas publié au niveau national sur le site du ministère.
Ma retraite française est-elle imposable en Espagne si j'y vis ?
Si vous êtes résident fiscal en Espagne (plus de 183 jours par an), votre pension est en principe imposée par l'Espagne sur le revenu mondial. La convention France-Espagne répartit l'imposition selon la nature de la pension. Consultez un conseiller pour un calcul précis.
Comment fonctionne le formulaire S1 pour la retraite ?
Le S1 est un document portable délivré par votre caisse de retraite française. Il atteste de votre droit aux soins de santé espagnols. Vous le présentez à la Sécurité sociale de votre province, qui vous inscrit et vous remet la Tarjeta Sanitaria.
Quel budget prévoir pour vivre en Espagne à la retraite ?
Il n'existe pas de chiffre officiel unique. L'Espagne ne publie pas de coût de la vie moyen pour les retraités étrangers. Le ministère exige des ressources suffisantes, mais les montants sont fixés par les consulats. Consultez notre article budget pour des estimations.
Étape suivante: Coût de la vie →
Vous préparez déjà votre retraite en Espagne ?
Assurez-vous de ne rien oublier. Votre checklist gratuite et un plan construit autour de votre pays de départ et de votre date.
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- Impôts
- Santé
- Logement
- Assurances
- Déménagement
Sources vérifiées
Tous les chiffres ci-dessus proviennent de pages officielles. Les règles changent — voici où les vérifier.
- Fact-check: Le formulaire S1, demandé auprès de la caisse de retraite française (CNAV, CARSAT, etc.), vous permet de vous inscrire auprès de l'instituti(vérifié le 3 septembre 2026)
- Fact-check: En Espagne le S1 (formulaire portable) s'enregistre auprès de l'Instituto Nacional de la Seguridad Social/INSS pour permettre l'accès aux so(vérifié le 3 septembre 2026)
- Fact-check: Le visa / autorisation de résidence temporaire non‑lucrative exige de prouver des ressources suffisantes, de souscrire une assurance santé p(vérifié le 3 septembre 2026)
- Fact-check: Les consulats appliquent et publient les pièces justificatives et les montants de ressources exigés pour le visa non‑lucratif (les montants(vérifié le 3 septembre 2026)
- Fact-check: Vous êtes résident fiscal en Espagne si vous y passez plus de 183 jours au cours de l'année civile, ou si votre centre d'intérêts économique(vérifié le 3 septembre 2026)
- Fact-check: En tant que résident fiscal en Espagne vous êtes contribuable de l'IRPF et devez déclarer/être imposé en Espagne sur votre « renta mundial »(vérifié le 3 septembre 2026)
- Fact-check: En France le formulaire S1 est délivré par l'organisme qui verse la pension (CNAV / CARSAT / MSA selon le régime) et la demande se fait aupr(vérifié le 3 septembre 2026)
À propos de l'auteur
Chris vit en Espagne et travaille depuis toujours dans le tourisme international et les services résidentiels, du côté qui s'occupe de ceux qui arrivent plutôt que de ceux qui passent des vacances. Sur HolaRetire, il suit les guides sur le séjour, les démarches de résidence et l'installation, et les confronte à ce que publient réellement les consulats et l'administration espagnole.